Association Système Dys

Reconnue d'intérêt général depuis 2010

  • Ecole élémentaire FOURIO adaptée aux troubles de l'apprentissage DYS
  • Des cours de soutien de la 6ème à la terminale
  • Des Stages du CP à la terminale

La dyslexie - Prise en charge classique

ETAT DES LIEUX EN FRANCE SUR LA PRISE EN CHARGE DES ENFANTS "DYS"

Dans la nomenclature de l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) on parle de TSL (Troubles Spécifiques du Langage)

  • TSLE (trouble spécifique du langage écrit) c’est la dyslexie
  • TSLO (trouble spécifique du langage oral) c’est la dysphasie

En février 2000 Jean Charles Ringard, Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale de Seine Saint-Denis, présente un rapport au gouvernement. En voici quelques extraits :

4 à 5% d’enfants par classe d’âge présente un trouble spécifique du langage et 1% présente des troubles sévères (dont 4/5 de dyslexiques et 1/5 de dysphasiques) soit 5 à 6000 formes graves par classe d’âge en France. Cela représente 1 à 2 enfants par classe scolaire et 0.5 de formes sévères.

"La France par rapport à d’autres pays est en retard"

Le plan d’action présenté en mars 2001 par messieurs Lang et Kouchner et Mme Gillot indique qu’il s’agit "d’une priorité en matière de santé publique".

La loi du 11/02/2005 fait rentrer les TSL dans le cadre du Handicap.

Les mesures prises

Repérage, Dépistage, Prévention :

  • Cycle 1 : dépistage des enfants à risque
  • Charnière Cycle 1- Cycle 2 : visite médicale obligatoire
  • Evaluations à l’entrée du CE2 et en 6è

Intégration, Insertion ou (ré) insertion :

L’enfant repéré a plusieurs interlocuteurs :

  • Le Médecin scolaire
  • Le chef d’établissement : Directeur d’école, Principal de collège, Proviseur de lycée
  • La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

S’il s’agit d’un TSL léger, il pourra suivre ses études dans un cadre scolaire ordinaire.

  1. L’équipe éducative peut le prendre en charge seule...
    ...dans le cadre d’un PPRE (Programmes Personnalisés de Réussite Educative). Elle peut éventuellement se faire aider par les services du RASED ((Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) qui comprend des maîtres d’école pour le travail pédagogique et la rééducation scolaire, et le psychologue de l’école.
  2. Elle peut aussi faire intervenir le médecin scolaire...
    ...pour établir un PAI (Projets d’Accueil Individualisés) dans le primaire et le secondaire.

S’il s’agit d’un TSL moyen ou sévère, l’équipe éducative va proposer à la famille de faire :

  1. une demande de dossier à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)...
    ...qui va statuer sur le caractère handicapant du trouble et faire des propositions :
    • Quantification du handicap en fonction de barèmes (commission technique)
    • Etablissement d’un PPS (Projet Personnel de Scolarisation)
      Le PPS peut apporter :
      • Une Aide humaine :
        • AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire)
        • SESSAD (Service d’Enseignement et de Soins Spécialisés à Domicile)
        • SSEFIS (Service de Soins et d’Education Familiale pour l’Intégration Scolaire)
        • Des conventions peuvent être signées entre l’Education Nationale et :
          • des établissements hospitaliers,
          • des établissements privés,
          • certains CMPP (Centre Médico Psycho Pédagogiques) structures de dépistage et de soins ambulatoires pour enfants inadaptés et handicapés et dont l’inadaptation est liée à des troubles neuro-psychiques ou à des troubles du comportement susceptibles d’une thérapeutique médicale, d’une rééducation médico-psychologique, ou d’une rééducation psychothérapique ou psycho-pédagogique sous autorité médicale
          • et certains CAMSP (Centre d’Aide Médico Sociale Précoce)
      • Une Aide technique :
        • ordinateur et logiciels , dictaphone...
        • des dispositions spéciales pour les examens: 1/3 temps...
      • Une Aide financière sous forme de d'AEEH (Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé)
  2. Ces propositions sont soumises à la famille qui a 15 jours pour accepter ou refuser
  3. puis le plan est validé par la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées)
  4. enfin l’équipe de suivi de scolarisation avec un enseignant référent de la MDPH est chargée de la mise en place et du suivi des aménagements.

L’enfant va suivre sa scolarité :

  1. soit dans une classe ordinaire avec son PPS
  2. soit dans une CLIS (Classes d’intégration scolaire) jusqu’à12 ans
    • CLIS 1 déficience intellectuelle,
    • CLIS 2 déficience auditive,
    • CLIS 3 déficience visuelle
    • CLIS 4 déficience motrice
  3. soit dans une SEGPA ((Section d’Enseignement Général et Professionnel Adaptés) ou EREA (Etablissement Régional d’Enseignement Adapté) entre 12 et 16 ans si le niveau CE2 a pu être atteint (adolescent qui ne relèvent pas du retard mental selon les critères de l’OMS) on y retrouve mélangés : des cas sociaux, des enfants agressifs, des névropathes, des psychopathes.soit dans une UPI (Unité Pédagogique d’Intégration) normalement réservée aux adolescents qui présentent un handicap mental.

S’il s’agit d’un TSL sévère avec troubles du comportement réactionnels

Et si les diverses aides et ou prises en charge ne permettent pas une (ré) insertion dans le cursus scolaire normal ou adapté, ces enfants se retrouvent dans des établissements médico-sociaux qui ne les concernent pas :

  • Les IME (Institut Médico Educatif) sont normalement réservés aux enfants <14ans présentant des déficiences intellectuelles ou inadaptés éventuellement avec troubles associés (troubles de la personnalité, troubles comitiaux, troubles moteurs et sensoriels, troubles graves de la communication, maladies chroniques compatibles avec une vie collective)
  • Les IMPro (Institut Médico PROfessionnels) ont le même profil mais pour des adolescents > 14 ans
  • Les ITEP ( Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique de Rééducation (ex IP ou Institut de Rééducation) concernent normalement des enfants et adolescents aux capacités intellectuelles normales ou subnormales mais qui présentent des troubles du comportement qui gênent la socialisation et l’accès aux apprentissages (psychopathes, pervers…)<:li>

Certains de ces enfants peuvent parfois avoir accès partiellement à des CLIS ou des SEGPA

En pratique, on constate que la prise en charge, en France, dans le milieu scolaire ordinaire, des enfants dyslexiques présentant un trouble moyen ou sévère n’est pas efficiente.
En effet :

  • Il n’existe pas de CLIS pour dyslexiques ou dysphasiques
  • Le travail pluri-professionnel est très difficile à organiser par manque de personnel et manque de formation.

Or :

On doit pouvoir éviter à ces enfants à QI normal voire supérieur de se perdre dans des CLIS inadaptées, des SEGPA et des UPI au dessous de leur niveau réel où ils perdent leur identité et développent bien souvent des troubles psychologiques importants qui peuvent les conduisent aux IME, IMPRO et ITEP ou au suicide ou à la délinquance.

D’où la nécessité de l’implication de la société civile qui, dans l’urgence, sera la plus réactive et la plus efficace