Association Système Dys

Reconnue d'intérêt général depuis 2010

  • Ecole élémentaire FOURIO adaptée aux troubles de l'apprentissage DYS
  • Des cours de soutien de la 6ème à la terminale
  • Des Stages du CP à la terminale

Témoignage de Blanche Testas (Mère d'un enfant dyspraxique, dyslexique, dysorthographie avec TDA)

Comment faire pour aider notre enfant ?

Maternelle : les enseignants constatent que Mathieu a beaucoup d'imagination et un riche vocabulaire. Il s'interresse à beaucoup de chose, cependant ils trouvent que c'est un enfant déroutant. Il est souvent "ailleurs", il peut bouder pendant des heures et refuser de travailler dès qu'on lui demande un travail de bureau (écriture, coloriage, découpage..). On m'oriente vers une psychologue.

CP ; la maîtresse ne reconnait pas l'enfant qu'on lui a décrit. Il apprécie beaucoup sa maîtresse et il est très volontaire. Mais elle trouve qu'il manque de concentration et avec mon autorisation elle rentre en contact avec sa psychologue. Elle est surprise d'apprendre que le travail est terminé et que les rendez-vous s'arrêteront à la fin du mois. Pourtant, je m'interroge énormément. En fin d'année, la maîtresse le trouve très fatigué. Il s'endort en classe en fin de matiné et il est de plus en plus lent dans le rendu de son travail écrit. Malgré beaucoup d'encouragement de sa part la lecture reste saccadée et l'écriture est de plus en plus laborieuse. Il arrive à compter de mémoire mais il ne reconnait pas les chiffres.

Je sens que quelques chose ne va pas et je prends rendez-vous chez un neuropsychologue malgré le septicisme de mon mari et de l'équipe enseignante. Cette dernière pense que Mathieu est doué et qu'il ne veut pas travailler de manière régulière. 
Tout le monde est surpris par le diagnostic de Mathieu qui est ; Dyspraxie, Dyslexie, Dysorthographie avec TDA (trouble de l'attention)

CE1 ; il veux de moins en moins écrire et lire et après les vacances de Noël, il refuse toute participation, même à l'oral.
A l'école, il s'isole, il pleure de temps en temps et il commence à perturber la classe.
A la maison, il boude, il est dans l'opposition, puis il devient violent.
Je ne le reconnais pas, il est vraiment en souffrance. Il dit qu'il ne supporte plus le regard des autres et qu'il ne veut plus y aller. C'est la rupture, il ne fait plus rien à parti de février.

Suite à des recherches pour comprendre ce qu'est la dyspraxie, je découvre le site DMF31 qui présente l'école Fourio. J'ouvre le lien, je prends contact avec la directrice et il fait deux jours d'essai. Il sortira à chaque fois de l'établissement en sautant partout et en disant que c'était génial. Il parle de sa nouvelle école à tous les gens qu'il rencontre même ce qu'il ne connait pas. On déménage pour la rentrée de septembre 2014.

Au fil des jours, Mathieu est de plus en plus joyeux. Il dit qu'il ne regrette pas d'avoir changer d'école car il est compris et qu'il peut parler de ses difficultés en classe sans subir le regard de l'autre car ils sont tous avec des difficultés comme lui. Les enseignants sont très attentifs à leur bien-être et nous sommes informés au quotidien de leur état général. Ils sont à l'écoute et la communication est très facile.

Chaque effort est valorisé, y compris celui qui paraît le plus anodin aux yeux des parents.

Les contenus et les supports pédagogiques sont adaptés au quotidien à chaque enfant.

Avec un tel accompagnement Mathieu est de plus en plus volontaire et IL REPREND CONFIANCE EN LUI !!! Il apprécie avoir des astuces pour mieux progresser.

A l'école Fourio c'est le bonheur d'apprendre pour les enfants et un soulagement pour les parents.
Mille merci à la Directrice Caroline Delattre et à son équipe. Ils sont animés par la foi de voir réussir nos enfants et ils s'investissent sans relache.

Blanche

13/10/2018 Conférences, fête nationale des DYS

Entrée libre

Conférences:
18H Rôle de la mémoire dans l'apprentissage de la lecture et de la dyslexie

19H Pourquoi un enseignement différent pour les enfants DYS

Avec:
Mélanie JUCLA, Maître de conférences à l'université Jean Jaurès
Docteur Michel FOURIO, Président de l'association Système Dys
Caroline DELATTRE, Directrice d'école

REPAS sur réservation au 06.66.66.44.29
12 € adulte
8€ enfant
Possibilité de venir avec son repas

Animations pour les enfants avec un spectacle de jonglerie et de sculptures de ballons durant le repas.

Lieu: salle des fêtes de Launac 31330
30 km au nord de Toulouse

10/10 Journée nationale des DYS : des livres spécialement conçus pour les enfants dyslexiques.

Les éditions Belin ont créé une collection de livres adaptée pour les enfants dyslexiques. L’association Système Dys a participé avec les enseignants chercheurs de l’université Jean-Jaurès, à l’élaboration de la chartre linguistique de la collection Colibri afin de facilité la lecture des Dys.

C’est le choix de la rédaction de RMC.

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/journee-de-la-dyslexie-des-livres-specialement-concus-pour-les-enfants-dyslexiques-1107755.html

Témoignage de Alexandra PEYREBRE (maman d'Albin)

 Nous sommes plus que ravi de l'école Fourio. Notre fils entame sa seconde année de scolarité, il est rentré à l'école Fourio au CE2. Albin est dyslexique, avait vraiment du mal à lire, avait le niveau d un CP. Nous sentions que c'était une épreuve pour lui de lire et la vue d'un simple paragraphe de quelques lignes le terrorisait. Malgré les séances d'orthophonie et d'orthoptiste, les progrès étaient très lents avec parfois l'impression de régresser. Seules les personnes atteintes de troubles Dys peuvent comprendre l'acharnement et la volonté nécessaires ! 
Évoluer dans une école publique était compliqué, même ses amis se moquaient de lui. 
À l'école Fourio, l'enseignement  est  vraiment adapté : on les aide à trouver leur méthode d'apprentissage : auditive, chantée ...  Ils reprennent les bases  et insistent sur les points nécessaires.  Les élèves sont peu nombreux par classe et l'écoute très attentive des enseignants est très agréable. Nos enfants sont compris et très bien suivis !
Albin vient de rentrer au CM1 et vient de prendre goût à la lecture, il vient de commencer une petite collection. Quelle joie et que d'émotions ... il vient de nous dire : "finalement, c'est pas mal de lire ! "
Merci à l'école Fourio !

2018/10/04 Article dans

À L’ÉCOLE FOURIO, LES DYS REPRENNENT LE GOÛT D’APPRENDRE

L’école Fourio à Launac, près de Toulouse, est l’une des rares en France à être spécifiquement dédiée aux enfants atteints de troubles dys. Du CP au CM2, les élèves profitent pleinement de cette alternative qui leur offre la possibilité d’apprendre à leur rythme, dans un environnement adapté.

Ecole Fourio
®Franck Alix

Village de 1 500 habitants à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Toulouse, Launac possède la particularité d’avoir deux écoles primaires. L’une publique, au cœur du bourg, l’autre privée, 100 mètres plus loin, à la sortie de la commune. Créée en 2009 par l’association Système Dys, l’école Fourio accueille des enfants atteints de troubles dys. Seulement une dizaine d’établissements de ce genre existent en France. Mais à l’heure de la pause matinale, le brouhaha est le même partout. Dans le parc arboré de l’école Fourio qui fait office de cour de récréation, l’universelle partie de foot est stoppée par Noé, désigné pour sonner la cloche.

La quarantaine d’élèves se met en rang le long de la magnifique bâtisse. En entrant, ils troquent leurs chaussures contre des chaussons et se dirigent vers l’une des quatre classes, toutes identifiées par couleur et gérées pas des enseignants formés aux troubles dys. « Quand ils arrivent ici après avoir été diagnostiqués par des professionnels, les enfants passent un test pédagogique pour déterminer leur niveau et dans quel groupe ils commenceront l’année », précise Caroline Delattre, fondatrice et directrice de l’établissement. L’enseignante précède ses 10 élèves dans la classe bleue.

Chacun prend place derrière un pupitre individuel inclinable.Cette semaine, le matin, c’est… « Mathématiques ! » répondent en chœur les enfants. Au programme : une leçon sur les droites. À première vue, rien n’indique les troubles dont souffrent ces écoliers. Comme dans toute classe, il y a celui qui lève systématiquement le doigt, désespérant qu’on lui donne parole. Au fond, près de la fenêtre, il y a aussi celui qui se balance sur sa chaise, à priori plus concentré à faire rire ses camarades qu’à écouter. Sur son cahier, Mathéo enchaîne les exercices à toute vitesse et en redemande à chaque fois. Gabin, lui, traîne ses pantoufles jusqu’au tableau à la demande de la maîtresse. Malgré quelques approximations, ses réponses attestent d’une attention plus poussée qu’il n’y paraît.

« Un enfant dys fonctionne beaucoup par images »

La séquence se conclut par une chorégraphie. En rythme, la classe mime des parenthèses en arrondissant les bras, puis des ciseaux, afin de récapituler les différences entre droites, segments, et demi-droites. « Nous utilisons une méthode plurisensorielle, car un enfant dys fonctionne beaucoup par images. Le but est de rendre l’enseignement le plus concret possible », explique Caroline Delattre. Après la géométrie, place aux nombres. Les enfants chantent la suite des dizaines jusqu’à mille avant de se relayer au tableau pour se concentrer sur la famille des 70 qui, comme celle des 90, pose particulièrement problème aux dys.

Avec des effectifs réduits, l’école Fourio peut adapter le rythme de travail aux besoins de chaque enfant. Elle dispose aussi d’un matériel spécifique : ordinateurs pour les dyspraxiques, guides-doigt, objets à manipuler pour comprendre des notions abstraites comme les divisions… Les cours, eux, sont systématiquement illustrés avec des pictogrammes et disponibles en format mp3.

C’est en hommage à ses parents et à leur combat pour que leurs trois filles atteintes de troubles dys s’en sortent que Caroline Delattre a créé l’association Système Dys, qui propose également des stages et des cours de soutien jusqu’au bac. Devenue statisticienne tout en étant dyscalculique, l’enseignante a voulu offrir aux dys un environnement adapté. « Ces enfants sont tout aussi intelligents que les autres, ils n’ont juste pas la même logique », assure-telle.

« Ces enfants sont tout aussi intelligents que les autres, ils n’ont juste pas la même logique »

Ayant délibérément choisi le statut d’école privée hors contrat offrant ainsi plus de liberté pédagogique, l’école affiche un tarif de 350 euros par mois. Le programme est le même que celui de l’Éducation nationale et, pour rentrer en sixième, les élèves passent un examen de vérification des connaissances qu’ils obtiennent en grande majorité. « Un enfant dys peut tout à fait réussir sa scolarité dans les écoles classiques mais cela dépend de beaucoup de critères. Il faut sans cesse réexpliquer aux nouveaux professeurs, aux nouveaux auxiliaires de vie scolaire. Cela demande énormément d’énergie », développe Caroline Delattre.

En classe, la session matinale se termine par l’écriture des devoirs. Circulant librement, plusieurs élèves proposent spontanément leur aide à ceux qui ont plus de difficultés pour les noter sur leurs agendas. La maîtresse passe dans les rangs pour une dernière vérification. « Avant d’arriver ici, certains élèves avaient manifesté une vraie phobie de l’école. Cela peut parfois être très long mais ils finissent généralement par reprendre du plaisir à apprendre. Nous sommes une passerelle. »

par Nicolas Mathé

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