Association Système Dys

Reconnue d'intérêt général depuis 2010

  • Ecole élémentaire FOURIO adaptée aux troubles de l'apprentissage DYS
  • Des cours de soutien de la 6ème à la terminale
  • Des Stages du CP à la terminale

Témoignage de Nadine (Mère d'une enfant à dominante dysphasique)

Alison, 9 ans et un parcours scolaire depuis la maternelle qui a été dramatique pour notre petite puce.

En maternelle, les enseignants décèlent un problème mais ne savent pas quoi : "Alison ne comprend rien à ce qu'on lui dit et on ne la comprend pas non plus."
Nous faisons faire un bilan chez une orthophoniste et une psychomotricienne qui suspecte une dysphasie-dyslexie… Le neurologue confirme, Alison est une enfant "dys..."
Elle est donc suivie 3 fois par semaine chez l'orthophoniste et 1 fois chez la psychomotricienne.

La dernière année de maternelle a été conflictuelle puisque les enseignants et le psychologue scolaire ne voulaient pas le passage d'Alison en C.P. Seulement nous avions le sentiment que cela n'apporterait rien à notre enfant sinon encore plus d'insécurité et de mal être.
Alison passe donc en CP et là, c'est la catastrophe. Alison ne suit pas, elle se referme de plus en plus et ne veut plus aller à l'école. Selon l'éducation nationale, Alison n'a pas sa place dans une classe ordinaire ; elle n'a rien à faire là , on nous propose une CLISS que nous refusons. Alison refait un CP tout aussi catastrophique si ce n'est pire. Elle ne sait toujours pas écrire et encore moins lire. Elle est mise à part dans la classe et est montrée du doigt comme une enfant difficile qui n'a rien a faire là, autant par les adultes que les enfants (aucun camarade ne joue avec elle). Nous la surprenons dans la cour de récréation toujours seule, tête baissée dans son coin, l'angoisse dans son regard.
On nous propose à nouveau la CLISS que nous refusons encore ayant entendu de mauvais échos, ce qui n'arrange pas du tout nos relations avec le corps enseignant. L'année commence avec une AVS qui par sa présence ne fait qu'angoisser encore plus notre fille. Je souligne qu'à ce stade du parcours, Alison ne sait toujours pas lire ni même déchiffrer les sons.
C'est une horreur, lorsque que vous voyez tous les matins dans le regard de votre enfant l'angoisse et la supplication de ne pas le mettre à l'école… C'est insupportable !
A ce moment-là, on nous parle de l'association "système dys" qui prend en charge Alison avec des cours de soutiens et des stages. En l'espace de 6 mois, notre fille lit et comprend ce qu'elle lit.

C'est un véritable bonheur que de voir les progrès considérables de notre fille dans tous les domaines, le sourire sur son visage et le bonheur d'apprendre.
Nos enfants peuvent apprendre comme les autres avec une technique différente.
Nous serons toujours reconnaissants à l'association d'avoir sorti notre puce de cette spirale infernale et mous ne leur dirons jamais assez

MERCI....... pour le soutien qu'ils nous ont porté et qu'ils continuent de nous donner.

MERCI encore !!!!!!!!!

13/10/2018 Conférences, fête nationale des DYS

Entrée libre

Conférences:
18H Rôle de la mémoire dans l'apprentissage de la lecture et de la dyslexie

19H Pourquoi un enseignement différent pour les enfants DYS

Avec:
Mélanie JUCLA, Maître de conférences à l'université Jean Jaurès
Docteur Michel FOURIO, Président de l'association Système Dys
Caroline DELATTRE, Directrice d'école

REPAS sur réservation au 06.66.66.44.29
12 € adulte
8€ enfant
Possibilité de venir avec son repas

Animations pour les enfants avec un spectacle de jonglerie et de sculptures de ballons durant le repas.

Lieu: salle des fêtes de Launac 31330
30 km au nord de Toulouse

10/10 Journée nationale des DYS : des livres spécialement conçus pour les enfants dyslexiques.

Les éditions Belin ont créé une collection de livres adaptée pour les enfants dyslexiques. L’association Système Dys a participé avec les enseignants chercheurs de l’université Jean-Jaurès, à l’élaboration de la chartre linguistique de la collection Colibri afin de facilité la lecture des Dys.

C’est le choix de la rédaction de RMC.

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/journee-de-la-dyslexie-des-livres-specialement-concus-pour-les-enfants-dyslexiques-1107755.html

Témoignage de Alexandra PEYREBRE (maman d'Albin)

 Nous sommes plus que ravi de l'école Fourio. Notre fils entame sa seconde année de scolarité, il est rentré à l'école Fourio au CE2. Albin est dyslexique, avait vraiment du mal à lire, avait le niveau d un CP. Nous sentions que c'était une épreuve pour lui de lire et la vue d'un simple paragraphe de quelques lignes le terrorisait. Malgré les séances d'orthophonie et d'orthoptiste, les progrès étaient très lents avec parfois l'impression de régresser. Seules les personnes atteintes de troubles Dys peuvent comprendre l'acharnement et la volonté nécessaires ! 
Évoluer dans une école publique était compliqué, même ses amis se moquaient de lui. 
À l'école Fourio, l'enseignement  est  vraiment adapté : on les aide à trouver leur méthode d'apprentissage : auditive, chantée ...  Ils reprennent les bases  et insistent sur les points nécessaires.  Les élèves sont peu nombreux par classe et l'écoute très attentive des enseignants est très agréable. Nos enfants sont compris et très bien suivis !
Albin vient de rentrer au CM1 et vient de prendre goût à la lecture, il vient de commencer une petite collection. Quelle joie et que d'émotions ... il vient de nous dire : "finalement, c'est pas mal de lire ! "
Merci à l'école Fourio !

2018/10/04 Article dans

À L’ÉCOLE FOURIO, LES DYS REPRENNENT LE GOÛT D’APPRENDRE

L’école Fourio à Launac, près de Toulouse, est l’une des rares en France à être spécifiquement dédiée aux enfants atteints de troubles dys. Du CP au CM2, les élèves profitent pleinement de cette alternative qui leur offre la possibilité d’apprendre à leur rythme, dans un environnement adapté.

Ecole Fourio
®Franck Alix

Village de 1 500 habitants à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Toulouse, Launac possède la particularité d’avoir deux écoles primaires. L’une publique, au cœur du bourg, l’autre privée, 100 mètres plus loin, à la sortie de la commune. Créée en 2009 par l’association Système Dys, l’école Fourio accueille des enfants atteints de troubles dys. Seulement une dizaine d’établissements de ce genre existent en France. Mais à l’heure de la pause matinale, le brouhaha est le même partout. Dans le parc arboré de l’école Fourio qui fait office de cour de récréation, l’universelle partie de foot est stoppée par Noé, désigné pour sonner la cloche.

La quarantaine d’élèves se met en rang le long de la magnifique bâtisse. En entrant, ils troquent leurs chaussures contre des chaussons et se dirigent vers l’une des quatre classes, toutes identifiées par couleur et gérées pas des enseignants formés aux troubles dys. « Quand ils arrivent ici après avoir été diagnostiqués par des professionnels, les enfants passent un test pédagogique pour déterminer leur niveau et dans quel groupe ils commenceront l’année », précise Caroline Delattre, fondatrice et directrice de l’établissement. L’enseignante précède ses 10 élèves dans la classe bleue.

Chacun prend place derrière un pupitre individuel inclinable.Cette semaine, le matin, c’est… « Mathématiques ! » répondent en chœur les enfants. Au programme : une leçon sur les droites. À première vue, rien n’indique les troubles dont souffrent ces écoliers. Comme dans toute classe, il y a celui qui lève systématiquement le doigt, désespérant qu’on lui donne parole. Au fond, près de la fenêtre, il y a aussi celui qui se balance sur sa chaise, à priori plus concentré à faire rire ses camarades qu’à écouter. Sur son cahier, Mathéo enchaîne les exercices à toute vitesse et en redemande à chaque fois. Gabin, lui, traîne ses pantoufles jusqu’au tableau à la demande de la maîtresse. Malgré quelques approximations, ses réponses attestent d’une attention plus poussée qu’il n’y paraît.

« Un enfant dys fonctionne beaucoup par images »

La séquence se conclut par une chorégraphie. En rythme, la classe mime des parenthèses en arrondissant les bras, puis des ciseaux, afin de récapituler les différences entre droites, segments, et demi-droites. « Nous utilisons une méthode plurisensorielle, car un enfant dys fonctionne beaucoup par images. Le but est de rendre l’enseignement le plus concret possible », explique Caroline Delattre. Après la géométrie, place aux nombres. Les enfants chantent la suite des dizaines jusqu’à mille avant de se relayer au tableau pour se concentrer sur la famille des 70 qui, comme celle des 90, pose particulièrement problème aux dys.

Avec des effectifs réduits, l’école Fourio peut adapter le rythme de travail aux besoins de chaque enfant. Elle dispose aussi d’un matériel spécifique : ordinateurs pour les dyspraxiques, guides-doigt, objets à manipuler pour comprendre des notions abstraites comme les divisions… Les cours, eux, sont systématiquement illustrés avec des pictogrammes et disponibles en format mp3.

C’est en hommage à ses parents et à leur combat pour que leurs trois filles atteintes de troubles dys s’en sortent que Caroline Delattre a créé l’association Système Dys, qui propose également des stages et des cours de soutien jusqu’au bac. Devenue statisticienne tout en étant dyscalculique, l’enseignante a voulu offrir aux dys un environnement adapté. « Ces enfants sont tout aussi intelligents que les autres, ils n’ont juste pas la même logique », assure-telle.

« Ces enfants sont tout aussi intelligents que les autres, ils n’ont juste pas la même logique »

Ayant délibérément choisi le statut d’école privée hors contrat offrant ainsi plus de liberté pédagogique, l’école affiche un tarif de 350 euros par mois. Le programme est le même que celui de l’Éducation nationale et, pour rentrer en sixième, les élèves passent un examen de vérification des connaissances qu’ils obtiennent en grande majorité. « Un enfant dys peut tout à fait réussir sa scolarité dans les écoles classiques mais cela dépend de beaucoup de critères. Il faut sans cesse réexpliquer aux nouveaux professeurs, aux nouveaux auxiliaires de vie scolaire. Cela demande énormément d’énergie », développe Caroline Delattre.

En classe, la session matinale se termine par l’écriture des devoirs. Circulant librement, plusieurs élèves proposent spontanément leur aide à ceux qui ont plus de difficultés pour les noter sur leurs agendas. La maîtresse passe dans les rangs pour une dernière vérification. « Avant d’arriver ici, certains élèves avaient manifesté une vraie phobie de l’école. Cela peut parfois être très long mais ils finissent généralement par reprendre du plaisir à apprendre. Nous sommes une passerelle. »

par Nicolas Mathé

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